De la lecture des textes bouddhiques

 
Pour faire écho à cet article paru sur le blog de Frédéric Baylot je vais aujourd'hui développer cette réponse que j'ai fait à quelqu'un qui demandait quoi lire sur le zen. Je lui avais dit "pour comprendre certains écrits il faut lire et méditer".

Lorsqu'on lit les textes classiques du zen tel que le Shin Jin Mei, l'Hokyo Zan Mai ou le San Do Kai nous ne comprenons pas le sens profond de ces textes à l'esprit non occidental. Mais au fur et à mesure du temps la méditation et la pratique éclairent ces textes.
Il en va de même pour les soutras dont nous ne possèdons pas les clés de compréhension. En ce qui concerne ces dernières, un enseignant qui nous décode justement ces clés est un plus.



Il faut parfois plusieurs années de pratique, avant d'avoir un éclairage nouveau sur ces textes, parfois très difficiles à cerner pour un occidental.

Cela ne veut pas dire qu'il faille attendre pour les lire... mais il ne faut pas essayer de tout comprendre, il vaut mieux se laisser porter par la poésie ou encore prendre certains soutras comme des épopées.

Par la suite la méditation permettra d'intégrer dans le corps-esprit ces joyaux de l'enseignement bouddhiste.

Dans la lecture et l'étude des soutras et textes classiques l'esprit mushotoku (esprit qui ne cherche pas à obtenir) est aussi important que pour la méditation.

Gasshô

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